Le Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) a organisé, jeudi, à Nouakchott, une conférence de presse à l’occasion de l’obtention par la Mauritanie d’une note de 81 sur 100 dans la mise en œuvre de la norme ITIE 2019, lors de la 61ème réunion du Conseil d’administration de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Conseil d’administration de l’ITIE).
Dans un discours prononcé à cette occasion, M. Mohamed Lemine Ould Ahmedou, conseiller du Premier ministre et président du comité national de l’ITIE a expliqué que cette réunion vise à partager le résultat d’une phase de travail du comité, à savoir la décision de déclarer la conformité de la Mauritanie à la norme ITIE lors de la réunion du conseil d’administration de l’ITIE qui s’est tenue à distance les 12 et 13 novembre à Oslo.
Il a précisé que ce résultat est le fruit d’un travail difficile, car l’ITIE est une initiative qui a vu le jour en Afrique du Sud après qu’un diagnostic de la situation des pays riches en ressources minérales ait montré que la réalité des populations de ces pays était basée sur la pauvreté et les guerres civiles.
Il a ajouté que l’idée de l’ITIE est basée sur la nécessité d’une gouvernance rationnelle de ces ressources et que les rentes de ces ressources reviennent aux populations et deviennent ainsi une source de bénédiction plutôt qu’une source de malédiction.
La Mauritanie a déposé sa première demande d’adhésion à l’ITIE en 2005 et adhère depuis lors aux critères de l’ITIE, a-t-il déclaré.
Il a souligné que ce qui est nouveau dans le statut de l’ITIE, c’est qu’après trois ans, chaque pays est évalué pour sa conformité aux critères, soulignant que la commission nationale pour l’initiative de transparence, qui est le bras technique et politique du gouvernement pour mettre en œuvre ces engagements, a pu, grâce à ses efforts et ses partenaires dans le processus, former une rupture avec toutes les anciennes méthodes et méthodologies selon lesquelles elle fonctionne, y compris que le rapport a été publié avec deux ans de retard, et la commission n’a pas eu d’impact dans la vie quotidienne dans les cercles officiels de l’État dans la prise de décision.
Il a souligné que la Commission a pu franchir une étape importante en 2019, lorsque le gouvernement mauritanien a approuvé un décret obligeant les parties (État, entreprises et société civile) à publier automatiquement les données qui constituent la base du rapport préparé et publié par la Commission sur une période de dix mois au lieu de deux ans et six mois.
Pour sa part, Mme Fanta Sow, conseillère technique de la Coopération allemande, principal bailleur de fonds de l’initiative, a remercié la Mauritanie pour les efforts qu’elle a déployés pour atteindre les normes requises par l’initiative et pour les efforts des parties impliquées dans le processus, telles que les entreprises et la société civile.
Elle a réitéré l’engagement de la Coopération allemande à accompagner continuellement le programme et à poursuivre ces efforts fructueux dans le domaine de la conformité à l’ITIE.
M. Abda Diop, secrétaire permanent de l’ITIE en Mauritanie, a présenté un document sur les objectifs de l’ITIE, ses origines et les résultats qu’elle a obtenus dans différents pays.
A la fin de la réunion, diverses questions ont été posées sur les objectifs de la commission, les résultats obtenus et la mesure dans laquelle les entreprises opérant dans le domaine des minéraux respectent les règles et réglementations en la matière.