Un atelier de formation a été organisé, vendredi à Nouakchott, au profit de 40 femmes journalistes, par la Fédération des Femmes Journalistes Mauritaniennes en coopération avec l’UNESCO, sur la présence des femmes dans la presse numérique, sous le thème “La sécurité professionnelle et l’utilisation des applications de l’intelligence artificielle”.
L’atelier de trois jours vise à renforcer et à développer les capacités des journalistes sur la nécessité d’utiliser la sécurité numérique et l’intelligence artificielle dans leur vie professionnelle pour leur fournir l’expertise nécessaire afin d’accomplir leur devoir à un moment où le rôle des médias dans la sécurité et le développement s’accroît.
Cet atelier est la première composante d’un projet visant à renforcer les capacités des femmes journalistes mauritaniennes en matière de sécurité numérique et de couverture médiatique. Pour ce faire, seront effectués des voyages à l’intérieur du pays pour former et encadrer les journalistes dans le pays sur la nécessité de leur propre sécurité numérique.
Intervenant à cette occasion, M. Mohamed Ali Abadi, Conseiller au Ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, a précisé que les médias sont confrontés à de grands défis à la lumière de la révolution numérique qui a permis à tout le monde d’avoir accès à l’information, ce qui exige de la part des journalistes de se prémunir face à cette révolution numérique.
Il a salué l’importance accordée par Son Axcellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani aux médias, que le gouvernement du Premier Ministre Moctar Ould Djay s’efforce de concrétiser à travers le développement du système juridique du secteur de la communication. Nous pouvons citer la promulgation de la loi sur le service électronique, la loi sur le journaliste professionnel, la loi sur la restructuration du fonds de soutien aux institutions privées pour leur permettre de diffuser l’information.
Il a ajouté que les médias jouent un rôle efficace dans la démocratie en général.
Le secteur travaillera à développer un système juridique qui définit l’identité des journalistes, en plus de la construction d’une Maison de la Presse, qui est une demande urgente pour les acteurs du secteur.
Pour sa part, la présidente de la Fédération des femmes journalistes mauritaniennes, Meimah Mohamed Ahmed, a affirmé que la révolution technologique des médias est devenue importante dans toutes ses étapes. En particulier au niveau des applications numériques, qui offrent des avantages fondamentaux dans le monde du journalisme. Mais ces applications constituent également des défis qui nécessitent un travail sérieux pour y faire face.
La Fédération organise plusieurs séminaires de formation dans le pays pour les femmes Journalistes et la société civile.
La participation des femmes journalistes à cette formation représente 80% des apprenantes. Ce qui reflète les objectifs de l’organisation de mettre à niveau les capacités des femmes journalistes en matière de sécurité numérique.
L’atelier s’est déroulé en présence du Syndicat des journalistes mauritaniens, de la secrétaire générale de l’Union des femmes journalistes mauritaniennes, de nombreux journalistes et personnes intéressées par la thématique.