Le centre arabo-africain pour l’information et le développement organise un colloque sur un dialogue ouvert
Le centre arabo-africain pour l’information et le développement a organisé, vendredi soir à Nouakchott, un colloque sur un dialogue ouvert où ont participé un certain nombre de responsables et de représentants de partis politiques nationaux, d’organisations de la société civile, des journalistes et des acteurs politiques nationaux.
Le colloque avait pour but de répondre aux deux questions suivantes: Pourquoi l’initiative du Président de l’Assemblée Nationale? Et sommes-nous en crise politique?
M. Mohamed Salem Ould Dah, président du centre arabo-africain pour l’information et le développement a, dans un mot, prononcé pour la circonstance, indiqué que l’organisation de ce colloque s’inscrit dans le cadre de l’intérêt que le centre accorde aux questions visant la matérialisation de la culture du dialogue démocratique et à rapprocher les points de vues des différentes parties politiques sur la scène politique actuelle.
Ould Dah a fait porter à la classe politique nationale la responsabilité morale de répondre au désir des mauritaniens qui aspirent à la liberté et à la réforme et qui rejettent à la fois les solutions sécuritaires et les manifestations de rue.
Pour sa part, M. Yarba Ould Sghair, représentant de l’Union pour la République (UPR) a défini la crise politique comme étant ” l’impossibilité pour l’Etat et les institutions de jouer leurs fonctions”, niant l’existence d’une crise de pouvoir ou toute autre forme de crise politique ou institutionnelle en Mauritanie.
Quant à M. Ahmed Ould Lafdhal, représentant du parti ” Rassemblent des forces démocratiques, il a affirmé l’existence d’une crise politique dans le pays qui se reflète, a-t-il dit, aux niveaux politique, social, économique, diplomatique et sécuritaire.
De son côté, M. Moustapha Ould Abeiderrahmane, président du parti
“le Renouveau Démocratique” a dit qu’il ne peut nier la légitimité du Président de la République, appelant à s’éloigner de la marginalisation et de l’exclusion, notamment en ce qui concerne les fonctions administratives et les avantages offerts par l’Etat.
Pour sa part, M. Mohamed Ould El Abed, représentant du parti ” La Convergence Démocratique” a estimé que le taux de croissance au cours des dernières années est ordinaire et ne peut pas avoir une incidence significative sur les citoyens, avant de rappeler la vision de l’opposition démocratique sur le bilan du régime.
Enfin, le Dr Mohamed Lemine Ould Naty, représentant du parti
” l’Alliance Populaire Progressiste” a estimé que l’initiative du Président de l’Assemblée Nationale se justifie bien, appelant les parties politiques à dépasser la situation actuelle qu’il a qualifiée de non satisfaisante.