Le ministre de l’économie et du développement durable préside la 53ème réunion du conseil des gouverneurs du Fonds arabe pour le développement économique et socia
Le ministre de l’économie et du développement durable, M. Abdessalam Ould Mohamed Saleh, a présidé, mercredi, au Caire, la 53ème réunion du conseil des gouverneurs du Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), qui se tient dans le cadre des réunions annuelles conjointes des organismes financiers arabes.
Dans le discours prononcé à cette occasion, le ministre de l’économie et du développement durable a déclaré que cette réunion a pour but d’assurer le suivi des activités du Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES) et des résultats obtenus au cours de l’année 2023, qui coïncide avec la 49e année de l’existence dudit fonds sur la voie du développement économique et social dans les pays arabes.
Le ministre a exprimé la fierté de tous devant le succès des pays arabes dans la construction de cet édifice, qui a consacré ses efforts pendant cinquante ans pour soutenir leur développement et suivre son rythme en finançant des projets de développement publics et privés par l’octroi de prêts à taux réduit couvrant divers secteurs et activités économiques et sociales, en fournissant une aide et un soutien institutionnel, et en se tenant aux côtés des États membres dans les moments difficiles.
Le ministre a expliqué que le Fonds arabe est l’un des partenaires les plus importants des pays arabes dans la réalisation de nombreux ODD, en particulier l’ODD 11 « Villes et communautés durables », l’ODD 7 « Énergie propre et abordable », l’ODD 6 « Approvisionnement en eau et assainissement », l’ODD 2 « Faim zéro » et l’ODD 9 « Industrie et innovation », qui ont représenté environ 70 % du financement du Fonds arabe depuis le début de ses opérations en 1974.
Il a ajouté qu’en dépit de ce qui a été réalisé, la plupart des pays arabes doivent encore accélérer leurs progrès dans la réalisation des ODD.
Il a indiqué que les circonstances exceptionnelles que le monde traverse, de manière générale, et celles propres à la région arabe, y compris les conflits, dont le plus récent est la guerre destructrice menée contre Gaza, et l’exposition de la plupart des pays arabes aux effets du changement climatique et aux disparités sociales, obligent les pays arabes à renforcer leurs économies contre les chocs externes et les tensions sociales internes, non seulement pour préserver les acquis du développement pour lesquels de nombreuses générations se sont sacrifiées, mais aussi pour assurer notre sécurité alimentaire, promouvoir le bien-être social, répondre aux espoirs de nos peuples et permettre à notre jeunesse arabe de réaliser ses rêves.
Le ministre a souligné que les pays arabes doivent tirer profit des grandes capacités de la jeunesse arabe à innover et à lancer des projets dans divers domaines, en particulier dans le domaine de la technologie numérique, qui peut moderniser tous les secteurs traditionnels et accroître leur compétitivité sur les marchés mondiaux, ajoutant qu’il est temps d’accorder plus d’attention aux piliers du capital humain, en particulier les secteurs de l’éducation et de la santé, qui sont parmi les piliers les plus importants pour combler le fossé entre les zones urbaines et rurales, et pour autonomiser les femmes arabes.
Cela nécessite des efforts nationaux concertés et la consolidation de la coopération arabe pour relever les défis communs, et le Fonds arabe peut jouer un rôle central à cet égard en explorant de nouveaux horizons et des mécanismes novateurs pour stimuler l’intégration économique arabe dans les domaines prioritaires, a-t-il déclaré.
Le ministre de l’économie et du développement durable, le ministre des finances et le gouverneur de la banque centrale de Mauritanie ont participé à l’ouverture des réunions annuelles conjointes des organes financiers arabes lors de la session qui s’est tenue au Caire.