Un atelier de formation sur les difficultés éducatives auxquels les enseignants peuvent être confrontées en classe s’est ouvert, vendredi, dans les locaux de l’école normale des instituteurs de Nouakchott.
Prennent part à cette rencontre, organisé par le ministère de l’Education nationale et de la Réforme du Système éducatif, des participants issus des wilayas de Nouakchott-Nord, du Brakna, du Gorgol, du Hodh Gharbi et de l’Adrar.
Elle vise à échanger des expertises et des expériences entre enseignants et à bénéficier des connaissances des experts de l’éducation.
L’atelier comprend de nombreuses présentations éducatives par des inspecteurs de terrain qui aborderont les problèmes éducatifs les plus rencontrés par les enseignants en classe, en plus de leçons modèles fournies par un groupe d’enseignants distingués.
Supervisant l’évènement, le Secrétaire général du ministère, Sidi Ould Moulay Zein, a expliqué que ces ateliers s’inscrivent dans le cadre du programme Taahoudaty de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui vise à réformer le système éducatif, en renforçant les activités de formation continue, en développant les capacités scientifiques et techniques des enseignants, et en les dotant des dernières techniques d’enseignement.
Il a rappelé que ces ateliers sont axés sur l’approche d’échange d’expertises et d’expériences entre les enseignants, et de profiter des connaissances des experts éducatifs.
Au plan logistique, M. Ould Moulay Zein a précisé qu’à la fin de la rencontre des ordinateurs, des imprimantes et des caméras seront distribués, ainsi que des projecteurs aux groupes bénéficiant de ces formations.
Il a ajouté que le secteur a l’intention de diffuser ces activités utiles, d’en faire partie intégrante du processus de supervision éducative nécessaire à l’avenir pour moderniser, revitaliser et développer le processus éducatif.
Le Secrétaire général a, enfin, remercié le projet d’appui à l’éducation au Sahel et l’UNESCO d’avoir parrainé ces ateliers de formation et d’avoir suivi le rythme des efforts déployés ces dernières années pour développer le système éducatif.
Pour sa part, la représentante de l’Union européenne, Mme Christine Matti Calliko, a déclaré que le soutien au secteur de l’éducation est l’une des priorités de l’Union européenne, car sans éducation de qualité, inclusive et accessible, il n’y aura pas de développement durable, notant que c’est pour cette raison que l’Union européenne a financé cet important programme régional, afin d’améliorer l’éducation dans la région du Sahel.
Elle a ajouté que ce projet mis en œuvre par l’UNESCO s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Mauritanie pour améliorer son système éducatif, notamment en mettant l’accent sur le développement de la profession enseignante.
Pour sa part, le Représentant de l’UNESCO, M. El Hadj Misa Joub, a déclaré au nom du Directeur du Bureau régional de l’UNESCO pour le Maghreb, que l’UNESCO soutient les efforts du gouvernement mauritanien pour élever le niveau d’éducation, ajoutant que le projet « Améliorer l’éducation au Sahel », financé par l’Union européenne et couvrant la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali, le Tchad et le Niger, s’inscrit dans ce cadre.
Il a expliqué que ce projet, qui a été lancé en décembre 2021 en Mauritanie, comporte trois volets, à savoir l’amélioration des capacités des enseignants et leur formation et le renforcement des capacités de conception, de mise en œuvre et d’évaluation des réformes des méthodes éducatives.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du directeur de l’école normale des instituteurs de Nouakchott et de plusieurs cadres du secteur.