L'AMI

Le programme spécial pour le renforcement de la résilience des populations aura impact hautement positif sur l’amélioration des conditions des citoyens (coordinateur de la cellule du programme)

Néma

« Le programme vise pour l’essentiel à aider les habitants, à travers le soutien des moyens de production agro-pastorale, la préservation du cheptel, l’encouragement de la production agricole et le renforcement des infrastructures sociales, en particulier éducatives et sanitaires ».

C’est ce qu’a déclaré le coordinateur de la cellule de coordination des programmes du développement du Hodh Charghi, M.Cheikh Ould Abdallahi Ould Ewah, dans une interview avec le bureau de l’AMI au Hodh Charghi.

Il a ajouté que le gouvernement a décidé, en conseil des ministres le 6 décembre 2023, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouni, président de la République, et sur ses instructions, la création d’un programme spécial pour le renforcement de la résilience des communautés villageoises du Hodh Charghi (programme spécial 2024), avec une enveloppe d’environ un milliard MRU.

Parlant des raisons qui ont motivé la mise en œuvre de ce programme, M. Ould Ewah a précisé que ce programme gouvernemental spécial intervient dans un contexte marqué par une faible pluviométrie et des irrégularités, la multiplicité des incendies et l’érosion conséquente des quelques pâturages, en plus de l’impossibilité de transhumer dans l’État du Mali et du nombre croissant de Maliens déplacés et de leur bétail, ainsi que du retour récent des résidents mauritaniens vivant au Mali avec leur bétail.

« Tout cela a eu un impact négatif significatif sur les conditions de vie de la population de la wilaya avec une spécificité pastorale et agricole particulière, qui est considérée comme la plus densément peuplée après la capitale Nouakchott », note le coordinateur.

S’agissant des cibles potentielles du programme, le coordinateur a précisé qu’il accentue ses interventions sur les communautés villageoises frontalières, en particulier celles implantées sur la ceinture frontalière avec le Mali, en plus de celles centrées dans zones ayant enregistré un déficit pluviométrique considérable et les poches de la précarité dans la wilaya.

Il a rappelé que le programme s’articule autour de six composantes essentielles, à savoir :

• La composante I est relative à l’eau, et a vu la réalisation et l’équipement de 30 nouveaux puits artésiens, équipés en énergie solaire, l’équipement de 19 puits en énergie solaire, la remise en état de 21 réseaux d’eau potable et la réalisation de 10 nouvelles adductions d’eau potable ;

• La composante II est relative au développement de l’élevage. Elle a vu la réalisation et l’équipement de 30 stations pastorales, la réalisation de 50 nouveaux puits pastoraux et de 40 parcs de vaccination, en plus de l’acquisition d’une quantité d’aliments de bétail ;

• La composante III est relative à l’agriculture. Elle a vu la construction de 13 barrages dans la wilaya et l’acquisition de 400km de grillage ;

• La composante IV est relative à la santé. Elle a donné lieu à la construction et l’équipement de quatre centres de santé dans certaines zones de la wilaya, la construction et l’équipement de 16 postes de santé et l’acquisition de 15 véhicules ambulances, équipés en matériels d’identification des zones( GPS ) ;

• La composante V est relative à l’éducation. Elle a donné lieu à la construction de 180 salles de classe pour le compte de Néma, d’Amourj, d’ Adel Bagrou, de Bassiknou, de Timbedra, de Dhar, de Oualata et de Djigueni pour en finir avec les hangars et les salles construites en banco ;

• La composante VI est relative à la sécurité alimentaire. Elle verra le soutien des banques de céréales dans 755 villages, répartis comme suit : (Néma 150, Djiguenni 133, Oualata 20, N’Beiguet Lahwach 5, Timbedra 144, Amourj 107, Adel Bagrou 110 et Bassikounou86) et l’ouverture de 90 nouvelles banques de céréales.

Le coordonnateur a expliqué que la durée du programme est de 6 mois, et qu’il sera mis en œuvre grâce aux efforts concertés de plusieurs départements gouvernementaux (le ministère de l’élevage, le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le ministère l’Éducation et de la Réforme du Système éducatif, le ministère de l’Agriculture et le Commissariat à la Sécurité alimentaire), sous la supervision des autorités administratives et décentralisées, avec la participation du conseil régional et des communes.

Il a noté que sa cellule assure le suivi permanent des différents programmes du développement du Hodh Charghi ».

« Ces interventions et programmes de développement auront un impact tangible sur la réalité des citoyens ordinaires et sur le développement local, et renforceront les plans publics et les interventions sociales dans la wilaya », a conclu le coordinateur de la cellule de coordination des programmes du développement du Hodh Charghi .

Propos recueillis par Abderrahmane Ould Yeslem, traduit par Med Abderrahmane Med Yehdhih

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