L'AMI

Atelier sur la Santé de la mère et de l’Enfant

Les travaux d’un atelier de restitution des données préliminaires, de la surveillance des décès maternels, prénatals et riposte et l’élaboration du rapport sur la mortalité maternelle et prénatale 2020-2021, organisé par le ministère de la Santé avec le concours de l’OMS, ont débuté, mercredi, à Nouakchott.

D’une durée de trois jours, la rencontre est organisée par le Programme national de santé reproductive dans le but de faire la lumière sur la réalité de la santé maternelle et infantile, et à surveiller la mortalité maternelle et fœtale en prenant les mesures nécessaires pour la réduire.

Supervisant l’évènement au nom de la ministre de la Santé, le chargé de mission, M. Bouna Ould El Ghotob, a précisé que la santé maternelle et néonatale est le pilier le plus important des stratégies de santé depuis des décennies, et axe majeur du premier plan du Plan national de développement du secteur de la santé pour la période 2021-2030.

Il a ajouté que Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, a donné ses instructions pour améliorer la santé des mères et des enfants. « Cet intérêt est traduit dans les faits par le gouvernement du Premier ministre Mohamed Ould Bilal Messaoud, à travers des programmes et plans d’action qui visent à fournir à tous les citoyens l’accès à des services de santé de qualité, en particulier les groupes les plus vulnérables.

Au sujet des améliorations apportées dans le domaine, le chargé de mission a déclaré que celles-ci résultent de la création du forfait obstétrical permettant la prise en chargé des femmes en état de grossesse à l’échelle nationale, la prise en charge des évacuations sanitaires entres les wilayas du pays et les services de réanimation, jugées coûteuses par les franges sociales démunies.

M. Ould El Ghotob a, enfin, remercié tous les partenaires techniques et financiers, en particulier l’Organisation mondiale de la santé pour le soutien continu qu’elle apporte au pays, la Banque mondiale pour avoir parrainé les exigences de cet atelier, et tous les partenaires de développement pour le soutien qu’ils apportent financièrement ou techniquement à la Mauritanie.

Pour sa part, le porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé, M. Mohamed Ould Mohamed Cheikh, a déclaré que la Surveillance des Décès Maternels, Périnatals et Riposte (SDMPR) est une forme de surveillance continue qui établit une passerelle entre le système d’information sanitaire et les processus d’amé1ioration de la qualité depuis le niveau local jusqu’à 1’échelle nationale.

Il a ajouté qu’elle permet 1’identification, la notification, la quantification et la détermination systématiques des causes des décès maternels et des possibilités de les éviter, ainsi que l’utilisation de cette information pour répondre par des actions de prévention de décès futurs. En pratique elle consiste en 4 principaux éléments que sont :

i) 1’identification et la notification des cas,

ii) la revue des décès maternels et périnatals par les comités d’audits,

iii) 1’ana1yse et 1’interprétation des résultats agrégées découlant des revues,

iv) la mise en œuvre des recommandations découlant des revues et de 1’ana1yse des résultats agrégées.

« En Mauritanie, la volonté politique de mettre en place la SDMPR est clairement affichée depuis 2015 et s’est manifesté par : i) 1’obligation de notification des cas de décès maternels et périnatals et l’institutionnalisation de l’audit des décès maternels à travers l’élaboration du Guide national de Surveillance Intégrée révisé en Août 2015, intégrant les décès maternels et néonatals dans la liste des affections et évènement e1e santé publique à déclaration obligatoire », a, encore, précisé le responsable de l’OMS.

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