Un atelier sur l’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre les hépatites en Mauritanie a débuté mardi à Nouakchott.
Organisé par le programme national de lutte contre cette maladie relevant du ministère de la santé et le secrétariat exécutif de lutte contre le SIDA, en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé, la rencontre qui dure deux jours a pour but d’élaborer une stratégie nationale de lutte contre l’hépatite B en Mauritanie, en concertation avec les partenaires concernés par la problématique de la prise en charge et de la prévention des hépatites.
Les participants auront à débattre des exposés sur la stratégie nationale de lutte contre les hépatites et les aspects épidémiologiques, biologiques et cliniques des hépatites et de l’infection au virus du SIDA.
Dans un mot prononcé pour la circonstance, le secrétaire général du ministère de la santé, M. Sidi Ali Ould Sidi Boubacar a indiqué que les hépatites en Mauritanie constituent un problème réel pour la santé publique, notamment en ce qui concerne l’hépatite B.
Il a précisé qu’une étude récente a montré que l’infection à l’hépatite B connaît une augmentation préoccupante, soulignant que l’infection à cette maladie touche entre 10 à 20% de la population du pays.
Il a noté que c’est ce qui a poussé le département à introduire la vaccination contre l’hépatite B dans le programme élargi de vaccination (PEV). Il a aussi été introduit dans le plan national de développement du secteur de la santé en tant que priorité.
Le secrétaire général a ajouté que toutes les mesures prises s’inscrivent dans le cadre de l’engagement des hautes autorités du pays à œuvrer pour permettre à tous d’accéder aux moyens de prévention, conformément au plan national de développement du secteur de la santé s’étalant sur les 9 prochaines années.
Pour sa part, le représentant de l’OMS en Mauritanie, Dr Jean Pierre Baptiste a indiqué que le virus de l’hépatite B est un important risque professionnel pour les agents de la santé, soulignant que la probabilité qu’une infection par le virus de l’hépatite B devienne chronique dépend de l’âge auquel l’infection a lieu. Les enfants infectés jeunes ayant une probabilité plus grande de devenir des porteurs chroniques.
Le risque de décès par cirrhose ou cancer du foie dû à l’hépatite B est de 25% environs si l’infection a eu lieu pendant l’enfance. Le vaccin, qui est disponible depuis 1995, est efficace à 95%.
La cérémonie s’est déroulée en présence de la secrétaire exécutive de la commission nationale de lutte contre le Sida et du représentant du programme national de lutte contre l’hépatite et plusieurs autres acteurs opérant dans le domaine de la santé.