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La Tunisie, un pays qui décolle sur tous les plans

Baignée par la mer Méditerranée au Nord et à l’Est, et bordé par la Libye au Sud-est et au Sud et par l’Algérie au Sud-Ouest et à l’Ouest, la Tunisie est un pays d’Afrique du Nord classé parmi ceux dits à revenu intermédiaire.
Tunis sa capitale, est située dans le Nord-Est du pays, au fond du golfe de Tunis. Plus de 30 % de la superficie du territoire est occupée par le désert du Sahara, le reste étant constitué de régions montagneuses et de plaines fertiles, berceau de la civilisation carthaginoise qui atteignit son apogée au IIIe siècle av. J.?C., avant de devenir le “grenier à blé” de l’Empire romain.
Le climat de la Tunisie se divise en sept zones bioclimatiques, la grande différence entre le nord et le reste du pays étant due à la chaîne de la dorsale tunisienne qui sépare les zones soumises au climat méditerranéen de celles soumises au climat aride engendré par le Sahara.
En raison de sa situation géographique, le climat tunisien est influencé par divers types de vents : la côte nord est exposée aux vents marins soufflant depuis le sud de la France, ce qui provoque une baisse significative des températures et une hausse des précipitations, et le sud du pays aux vents chauds et secs tels le Sirocco qui souffle sur les grandes étendues désertiques et les plaines.
La superficie est de 164 000 km2 pour une population totale estimée à 10 272 000 âmes.
Le tourisme, deuxième source de devises après le pétrole, occupe une place prépondérante au sein de l’économie du pays qui puise sa force dans les possibilités offertes par un littoral ensoleillé, bordé de plages de sable fin et d’une mer d’un bleu azur. Qui plus est, la Tunisie est connue pour la richesse de ses sites archéologiques situés au sein de villes pittoresques qui bénéficient toutes d’excellentes infrastructures hôtelières. Celles-ci s’adressent à une clientèle européenne, principalement française, allemande et scandinave.
La politique d’encouragement du tourisme tunisien (surtout balnéaire) a été initiée à l’orée des années 60. Il n’a cessé depuis de progresser. Le nombre de visiteurs est passé de 105 000 en 1963 à 2,1 millions en 1981, puis à 3,5 millions en 1992. Enfin, il était de 7 millions en 2008. La recette annuelle liée à ce secteur constitue 9 % du Produit national brut.
Depuis le 14 janvier 2011, date de sa révolution (la première dans tout le monde arabe) la Tunisie vit une transformation totale tant au sein de la société civile que dans les principaux secteurs (économie, tourisme, éducation, emploi, industrie..).
Les élections libres qui s’y sont déroulées ont été couronnées par le pourvoi de toutes les institutions constitutionnelles : présidence de la République, chambre des députés etc..
Grâce au sacrifice de ses jeunes qui se sont battus pour le changement, le pays s’est enfin débarrassé de la dictature, ce qui permet au nouveau pouvoir d’engager le pays sur la voie de la bonne gouvernance, du strict respect des droits de l’homme et de la vraie démocratie.
Ces dix dernières années, la Tunisie a affiché une croissance annuelle moyenne d’environ 5%. Sur les années 2009 et 2010, le pays a subi les effets de la crise économique internationale, avec une contraction du PIB et une croissance annuelle en dessous des 4%. Les mauvaises récoltes céréalières et la réduction de sa production d’hydrocarbures étaient également venues s’ajouter à l’impact négatif du ralentissement de l’activité industrielle tournée vers l’exportation. Les prévisions 2011 étaient plus optimistes (5% de croissance). Cependant, la révolution politique qui a éclaté au début de l’année 2011, si elle ouvre de réelles possibilités de rebond pour ce pays, devrait tirer ces prévisions vers le bas.
Le pays a tout de même réussi à maintenir son déficit budgétaire à un niveau raisonnable. Des choix stratégiques ont été faits par le gouvernement, en particulier la libéralisation économique et l’ouverture progressive (adhésion à l’OMC, accord d’association avec l’UE), la stabilité macroéconomique (accroissement régulier de la richesse nationale, inflation contenue), les finances publiques demeurant sous contrôle, la gestion prudente de la monnaie et des taux de changes et le contrôle du déficit courant.
Les moteurs de sa croissance sont l’exportation et la consommation des ménages.
En parité de pouvoir d’achat, la Tunisie se rapproche du niveau de revenus des pays développés. On peut également noter de nombreux progrès en matière d’espérance de vie, de la place des femmes dans la société, ou des infrastructures de santé et d’éducation. Le taux de chômage officiel s’est stabilisé (environ 14%), mais il reste tout de même plus élevé chez les jeunes, en particulier les jeunes diplômés dont le taux de chômage dépasse le taux moyen de 3 à 5 points.
L’agriculture est un secteur clef de l’économie tunisienne et l’amélioration de sa production a permis de développer le secteur (culture d’oliviers, d’arbres fruitiers, de palmiers) et a également permis au pays d’atteindre un niveau de sécurité alimentaire suffisant. L’agriculture biologique est également en plein boom, la Tunisie étant le deuxième pays le plus performant dans cette industrie. L’agriculture assure environ 11 % du PIB et emploie approximativement 25% de la main-d’oeuvre. Ces performances sont la conséquence d’importants efforts de soutien et de modernisation réalisés dans le cadre d’une politique de développement et de régulation des activités agricoles et rurales.
Les industries non manufacturières représentent 17% du PIB. Les industries manufacturières et principalement le textile et l’agroalimentaire totalisent 20% du PIB mais sont relativement mises à mal par la concurrence asiatique. Elles sont essentiellement tournées vers l’export.
L’économie locale est largement tournée vers les services qui comptent pour 40% du PIB, dont les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) qui sont en plein développement et l’industrie du tourisme.
La Tunisie poursuit sa politique d’ouverture économique et a signé un “accord d’association” avec l’Union Européenne qui supprime les barrières tarifaires et commerciales sur la plupart des marchandises. Elle a aussi signé un accord-cadre de commerce et d’investissement (TIFA) avec les Etats-Unis qui sera plus tard transformé en accord de libre-échange. Le pays a connu au cours du premier semestre 2010 une vive reprise de ses échanges extérieurs, avec notamment une forte augmentation des exportations des produits mécaniques, électriques et électroniques. Cette croissance s’est tout de même accompagnée d’une dégradation de la balance commerciale en raison des échanges de produits agricoles et énergétiques.
Les quatre principaux partenaires de la Tunisie à l’importation et à l’exportation sont l’Union Européenne, la Libye, la Russie et la Chine. La France reste le premier fournisseur de la Tunisie malgré un recul de deux points (19.4% contre 21.5% en 2009).
Les principaux biens exportés par la Tunisie sont le textile et le cuir, les produits mécaniques et électriques, l’agroalimentaire et les produits énergétiques. Le pays importe des matières premières et semi-finies, des biens d’équipements, des biens de consommation (hors alimentation) et des services financiers et d’assurances.
De par sa position géographique distinguée, la Tunisie est considérée comme étant un pays influent sur la politique internationale et un pilier dans le domaine des transformations régionales. C’est d’ailleurs dans cet esprit que le peuple tunisien a eu le mérite de faire bouger les peuples arabes dans le cadre du ” printemps arabe ” en menant une révolution populaire qui a réussi à destituer les bourreaux du peuple tout en préservant ses potentialités. Une révolution qui a donné au peuple la chance et le climat propice pour choisir ses représentants et définir le modèle de système qui lui convient.
La splendeur de la révolution du jasmin, le génie et la maturité des tunisiens se sont traduits par leur capacité, en moins d’un an, à vaincre tous les obstacles, à organiser l’une des plus transparentes élections et à instaurer un modèle démocratique consacrant le pluralisme et les valeurs de tolérance, de justice et d’égalité. Un modèle qui a eu son impact positif dans la région arabe et, peut être, au-delà.

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