Nouadhibou : Lancement d’une campagne pour améliorer et protéger l’espace civique et la participation citoyenne
Nouadhibou
Le wali de Dakhlet Nouadhibou, Yahya Ould Cheikh Mohamed Val, accompagné du président de la Commission nationale des droits de l’homme, M. Ahmed Salem Ould Bouhoubeini, a supervisé, lundi, le lancement d’une campagne sur l’amélioration et la protection de l’espace civil, sous le thème “La liberté d’expression et ses limites”.
Dans son allocution pour la circonstance, le maire de Nouadhibou, M. Kassem Ould Bellali, a salué les efforts déployés par la Commission nationale des Droits de l’Homme et le développement intervenu sous le régime de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani.
Il a indiqué que le lancement de cette campagne depuis la ville de Nouadhibou prouve la responsabilité, car cette ville s’adresse à toutes les couches du peuple mauritanien, que ce soit sur le plan économique ou géographique.
Le maire a précisé que la liberté d’expression n’est pas incompatible avec le développement humain et économique, mais qu’elle doit avoir des normes et des limites.
Pour sa part, le président de la Commission nationale des droits de l’homme a souligné que cette campagne est liée à la mobilisation autour de la liberté d’expression, qui est nécessaire dans chaque pays, et chaque fois qu’elle est limitée, la démocratie et la liberté dans ce pays sont compromises.
Il a indiqué que la presse et les blogueurs jouent un rôle important dans le développement de la société et de la démocratie, et qu’il faut leur donner toute liberté pour jouer ce rôle dans l’État de droit.
Il a indiqué que “la constitution mauritanienne stipule la liberté d’expression à l’article 10, ainsi que la Charte des Nations Unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme, mais c’est un droit non absolu qui est restreint par certaines articles, surtout lorsqu’il atteint le stade de la violence et de la stigmatisation. D’aucuns appellent cela ‘’liberté d’expression’’ alors qu’il s’agit en réalité de violation de la liberté, car tous les pays tiennent à mettre en œuvre le principe indispensable de la liberté de la presse, ainsi que le principe de criminaliser et interdire les discours de haine et de violence parce que cela n’a rien à voir avec les droits de l’homme.
Ont assisté aux activités de lancement de la campagne, le vice-président de l’Autorité, le hakem de la moughataa, le représentant de la zone franche et des représentants des organisations de la société civile, ainsi que les autorités administratives et sécuritaires de la wilaya.
D’autre part, président de la Commission nationale des droits de l’homme, M. Ahmed Salem Ould Bouhoubeini, a visité les locaux de la wilaya et de la commune avant de visiter des écoles primaires.