Le Sénat, réuni en plénière lundi à Nouakchott sous la présidence de M. Ba Mamadou dit M’baré, son président, a adopté deux projets de loi dont l’un autorise la ratification d’une convention de leasing signée entre la Mauritanie et la Banque islamique de développement (BID) destinée au financement du Projet de développement des systèmes de production, de transport et de distribution de l’électricité de Nouakchott.
Le second projet de loi autorise la ratification d’un accord de prêt signé entre la Mauritanie et l’Agence française de développement (AFD), destiné à un appui budgétaire.
Dans leurs interventions, les sénateurs ont loué les efforts déployés par l’Etat pour améliorer la qualité de l’approvisionnement en énergie électrique tout en demandant à obtenir d’amples explications sur les financements accordés et leur impact sur les prix de l’électricité.
Le gouvernement a été représenté à cette séance par M. Thiam Diombar, ministre des finances, par intérim ministre des affaires économiques et du développement, qui a expliqué que le premier projet de loi vise à développer le système de production, de transport et de distribution de l’électricité à Nouakchott et dans les zones avoisinantes à travers une nouvelle centrale d’environ 120 mégawatts de puissance, la réhabilitation de la centrale d’Arafatt et la construction de lignes de transports, de centrales de transformation et d’un système de contrôle.
S’agissant du second projet de loi, le ministre a indiqué que la France a accordé à notre pays un prêt concessionnel de 45 millions d’euros (17.290.000.000 ouguiyas) remboursable sur 23 ans dont un différé de six ans.
Il a ajouté que ce montant est destiné à la restructuration du secteur public, en particulier la poursuite de la réforme du secteur de l’énergie (SOMELEC).