Le partenariat consultatif entre le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation et les partis politiques, qu’ils soient de l’opposition ou de la majorité, a abouti à la signature d’un accord sur le dispositif régissant la conduite des prochaines élections.
Pour la première fois, une cérémonie de signature, comme celle à laquelle nous venons d’assister, a lieu dans les bâtiments du ministère de l’Intérieur qui est le véritable architecte de ce processus inclusif ; processus dont il convient de saisir le pourquoi de son adoption, les moyens de sa réussite et les perspectives qu’il ouvre.
Des objectifs spécifiques ont été fixés pour la consultation avec une astreinte de recherche d’une voie consensuelle sur la conduite des prochaines élections (locales et parlementaires), et les critères de participation ont été définis de manière à ne pas reproduire les manquements qui avaient souvent entaché ou mis en échec les expériences précédentes.
La définition d’objectifs précis, la gestion de la participation et la transparence qui a empreint les interactions ont permis d’aboutir à cet accord qui garantira la tenue des élections dans une atmosphère de quiétude sans précédent.
Pour assurer la pérennité de cette approche de réforme politique, les responsabilités doivent être assumées par les parties, en renforçant la confiance entre elles puis dans le mécanisme qu’elles ont choisi.
Nous nous sommes habitués au rejet constant des résultats électoraux, quels qu’ils soient, au point que l’on relevait qu’il était plus facile pour les acteurs d’accompagner les changements anticonstitutionnels que de reconnaitre les résultats d’une élection.
En rompant définitivement avec cette dérive, nous aurons atteint une phase fondatrice de la maturité démocratique.
Après près de quarante ans de pratiques, il fallait arriver à un stade où les parties décident à l’unanimité de la conduite du jeu et de ses règles. On envisagera alors de passer à l’étape suivante qui pourrait être celle de la gestion inclusive des affaires publiques. Une telle réforme est suffisante pour surmonter ce que la politique a corrompu jusqu’ici.
Ce processus n’aurait pas abouti sans l’atmosphère d’ouverture qui a favorisé la normalisation des relations entre les acteurs et sans l’impulsion d’une dynamique qui conduit immanquablement vers le consensus et le renforcement du front intérieur ; une dynamique qui insuffle la quiétude et construit la résilience face aux aléas et défis.
Nous vivons une atmosphère de fortitude morale qui résulte de plusieurs facteurs, dont nous pouvons citer deux : un hivernage pluvieux et une gouvernance avisée.
La pluie apporte le bonheur, elle est annonciatrice de fertilité et de croissance. La gouvernance perspicace inspire la confiance entre gouvernants et gouvernés, et permet à ceux en charge des affaires publiques de saisir dans toute sa plénitude l’aspiration des peuples à un avenir meilleur. Les deux conjuguées suscitent espoir et réconfort.
L’Agence Mauritanienne d’Information