L’Assemblée nationale, réunie en séance plénière mardi sous la présidence de son vice-président, le député Bouh Ould Hamoud, a adopté le projet de loi des finances modifiée 2011, présenté par le Gouvernement.
En vertu de cette modification, le budget de gestion et d’investissement s’est équilibré en recettes et dépenses à 317.166.354.980 ouguiyas au lieu de 299.153.400.000 ouguiyas dans le budget initial.
Au cours des discussions, les députés de la majorité et ceux de l’opposition ont été unanimes à souligner que le Gouvernement n’a pas respecté les délais légaux pour présenter ces amendements au Parlement.
Pour les élus de l’opposition, ce retard est ” une humiliation de la part du pouvoir exécutif au pouvoir législatif “. Ils ont notamment critiqué les programmes sociaux comme les boutiques de solidarité et les subventions aux prix de l’électricité, considérant que ces mesures n’ont été d’aucun intérêt pour les victimes de la cherté des prix et du chômage et pour les faibles salariés.
En revanche, les députés de la majorité ont salué tous les programmes d’intervention lancés par le Gouvernement au cours de cette année afin d’alléger la souffrance des citoyens, notamment ceux à faibles revenus.
De son côté, le ministre des finances, M. Thiam Diombar, qui a représenté le Gouvernement à la séance, a expliqué que des circonstances mondiales contraignantes et imprévues, intervenues pendant la préparation du budget initial fin 2010 ont été à l’origine de la modification du budget.
Il a ajouté que le Gouvernement a contracté deux prêts d’environ 40 milliards d’ouguiyas pour faire face aux développements économiques inhérents à la hausse des cours mondiaux des matières de base et ceux du pétrole et alléger leur impact négatif sur les conditions de vie des populations.
Le projet de loi des finances a été voté par les députés de la majorité présents et rejeté par ceux de l’Alliance populaire progressiste (APP) alors que les députés des autres partis d’oppositions se sont retirés avant le vote.