L’institut mauritanien de recherches océanographiques et de pêche de Nouadhibou a abrité mercredi matin la cérémonie de démarrage de la conférence internationale sur l’industrie de la farine et de l’huile de poisson qui regroupe des acteurs intervenant dans le domaine de la pêche et des représentants du kenya, de la Guinée Bissau, du Maroc, du Sénégal et de la France.
Cette conférence est organisée par l’institut mauritanien de recherches océanographiques et de pêche grâce à un appui de la coopération allemande, de la fédération nationale de pêche et de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Elle vise à intégrer le secteur de la pêche dans l’économie nationale et à approfondir les visions sur le sujet de l’exploitation, de l’industrialisation et de la gestion de la pêche pélagique, marquée par l’abondance dans nos eaux.
Les participants auront aussi à suivre au cours de la rencontre qui dure 3 jours différents exposés sur les dérivés du poisson et le rôle que peuvent jouer les institutions de recherches dans ce domaine.
Dans un mot prononcé pour la circonstance, au nom du ministre des pêches et de l’économie maritime, le wali de Dakhlet Nouadhibou, M. Mohamed Vall Ould Ahmed Youra a indiqué que l’organisation de cette conférence vise à intégrer le secteur de la pêche dans l’économie nationale, précisant que l’industrie nationale de farine et de l’huile de poisson est considérée comme une activité naissante en Mauritanie. Il a précisé que l’année 2010 a connu la transformation de 175 000 tonnes permettant au pays de bénéficier de plus de 20 millions de dollars comme revenus sur les importations. Cette activité a également permis de créer plus de 2700 nouvelles opportunités d’emplois au cours de la même année.
Le wali a émis le voeu de voir les recommandations issues de cette rencontre aider l’administration à développer sa stratégie pour une exploitation durable du pélagique, d’une part et à garantir le développement homogène de l’industrie de la farine et de l’huile de poisson, d’autre part.