Les ministres de l’intérieur et de la décentralisation et de la communication et des relations avec le parlement commentent les résultats du conseil des ministres
Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, M. Mohamed Ould Boilil et le ministre de la communication et des relations avec le parlement, Me Hamdi ould Mahjoub ont tenu une conférence de presse, mercredi soir dans les locaux du ministère de la communication à Nouakchott au cours de laquelle ils ont commenté les travaux du conseil des ministres tenu mercredi.
Prenant le premier la parole, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation a indiqué que le conseil a adopté un projet de loi organique portant création de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).
Il a précisé que ce projet de loi constitue une concrétisation de l’accord politique résultant du dialogue national entre la majorité présidentielle et les partis d’opposition (APP, El Wiam, Hamam et Sawab).
Il a précisé que cette commission aura à superviser toutes les opérations des élections, qu’elle a toutes les prérogatives et qu’elle disposera de tous les moyens garantissant son indépendance et lui permettant de mener à bien sa mission, de manière à assurer le déroulement des élections dans des conditions transparentes et satisfaisantes pour toutes les parties.
Pour sa part, le ministre de la communication et des relations avec le Parlement a indiqué que le conseil des ministre a adopté deux projets de lois portant transformation de “Radio Mauritanie” et Télévision de Mauritanie” d’établissements à caractère administratif en sociétés anonymes.
Il a estimé que cette mesure s’inscrit dans le cadre des efforts déployés pour la modernisation du secteur de la communication et sa réactualisation pour répondre aux exigences de l’ouverture politique que connaît le pays. Elle s’inscrit aussi, a-t-il dit, dans le cadre de la propagation des libertés publiques et leur préservation, notamment la liberté d’expression.
Elle vise également, a dit le ministre, à adapter le cadre juridique et institutionnel des deux institutions au nouveau contexte de libéralisation du secteur qui a débuté le 24 novembre dernier avec la délivrance de licences à des chaînes de télévision et à des radios privées.
Le ministre a précisé que cette loi impose de procéder à des changements radicaux au niveau des médias publics audiovisuels.
Il a souligné que cela demande que la radio et la télévision disposent d’un statut leur permettant de répondre à cette évolution et leur garantissant des conditions appropriées pour mener à bien leur mission consistant à assurer au citoyen son droit à l’information, à ancrer la liberté d’expression, à propager les valeurs démocratiques, en plus de leur rôle comme vecteur du développement dans le pays.
Il a enfin noté que le nouveau statut des deux établissements détermine leurs relations avec le Gouvernement par le biais d’un contrat-programme engageant les deux établissement en contrepartie d’un appui de la part de l’Etat.