Nouakchott: Les travailleurs mauritaniens fêtent le 1er Mai et appellent à l’adéquation des salaires avec les prix
Les travailleurs mauritaniens ont commémoré ce dimanche 1er mai la fête internationale des travailleurs à travers des défilés et des rassemblements à Nouakchott et au niveau des chefs lieux des régions du pays.
Lors des différentes marches, les travailleurs ont brandi des pancartes et scandé des slogans appelant à la régularisation de la situation des travailleurs non permanents (PNP) dans certains établissements publics.
Au niveau des meetings, les orateurs ont unanimement souligné la nécessité d’augmenter les salaires pour les rendre plus adapter avec la montée vertigineuse des prix.
Dans leurs carnets de doléances, certaines centrales syndicales et des syndicats professionnels ont mis l’accent sur la nécessité de trouver une formule garantissant un minimum d’adéquation entre les salaires et les prix, tout comme ils ont souhaité l’adoption de nouveaux textes régissant la relation entre le travailleur et l’employeur.
La redynamisation du dialogue social et la réussite des négociations lancée la semaine passée constituent aussi une revendication des travailleurs.
Le gouvernement mauritanien par la voix de la ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’administration, Mme Maty Mint Hamady a exprimé son attachement à l’amélioration des conditions matérielles et morales des travailleurs à travers un lot de mesures organisationnelles et législatives ainsi que l’intégration de certains PNP.
La ministre a, aussi, indiqué que ses services compétents travaillent actuellement sur la révision des textes du code national de travail et de la convention collective de travail.
Mme Maty Mint Hamady, a, dans son discours à l’occasion du 1er mai, précisé que le gouvernement a régularisé la situation des travailleurs journaliers de la SNIM sur deux phases dont la première prévoit dans un premier temps l’intégration immédiate des titulaires de compétences.
La seconde prévoit la qualification des autres travailleurs et leur intégration, en second lieu,
précise-t-elle.
La ministre a ajouté que cette mesure profite à 3500 travailleurs et que les sociétés opérant dans le domaine seront tenues à respecter les législations nationales en la matière, surtout en ce qui concerne l’assurance sociale et la sécurité professionnelle.
Au plan professionnel, Mme la ministre a, enfin, précisé que son département a pu insérer des nationaux dans 840 professions qui étaient détenus par la main d’œuvre étrangère, pour l’essentiel dans le secteur minier.