Nouakchott abrite depuis mercredi matin les travaux de la 7ème rencontre des institutions arabes des droits de l’homme sous le thème ” rôle des institutions arabes dans le suivi et l’application des recommandations des instances contractuelles “.
Dans son mot d’ouverture, M. Mohamed Abdallahi Ould Khattra, commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile a précisé que la tenue à Nouakchott de ces assises illustre l’intérêt qu’accorde le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz à la protection et à la promotion des droits de l’homme.
Évoquant la question des violations des droits de l’homme, le commissaire a affirmé que la Mauritanie a connu ces derniers temps une rupture totale avec le passé et ce à travers le règlement du dossier du passif humanitaire, la lutte contre la gabegie et les séquelles de l’esclavage.
Il a ajouté que le choix de la concertation et du dialogue avec tous les acteurs des droits de l’homme et la collaboration positive avec les institutions internationales des droits de l’homme ont permis l’adoption du rapport mauritanien par le conseil international des droits de l’homme.
Pour sa part, Mme Navy Pillay, haut commissaire des nations-unies pour les Droits de l’Homme a précisé que les institutions nationales des droits de l’homme constituent un instrument essentiel dans la protection de ces droits, soulignant la nécessité d’avoir des juridictions indépendantes, un mécanisme de contrôle parlementaire, une administration équitable, une société civile dynamique et une presse libre et responsable.
De son côté, M. Bamariem Koïta, président de la commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a précisé que cette rencontre se tient dans une période historique où la région arabe est marquée par de fortes demandes populaires de démocratie, de justice, de liberté et de respect des Droits de l’Homme.
Il a ajouté que la stabilité politique et la prospérité économique d’un pays ne peuvent être durables sans le respect et la garantie des droits civils, politiques, socio-économiques et culturels.
De son côte, M. Idriss El Yezmy, président du conseil national marocain des droits de l’homme a précisé que l’avenir des dialogues dans la région arabe est tributaire de la participation effective de toutes les institutions dans la réalisation de toute restructuration future.
Outre la Mauritanie, prennent part à ces assises, des institutions des droits de l’homme du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, d’Égypte, du Qatar et de la Jordanie.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des ministres de la justice, des affaires sociales, de l’enfance et de la famille et de la coordinatrice du système des nations-unies à Nouakchott .