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L’assemblée nationale adopte la convention de prêt Mauritanie-BID

L’assemblée nationale a adopté, au cours d’une plénière présidée par son 1er vice président, le député El Arbi Ould Sidi Ali le projet de loi présenté par le gouvernement portant sur la ratification de l’accord de prêt signé entre la Mauritanie et la Banque Islamique de Développement (BID) le 5 septembre 2010 à Jeddah et destiné au financement du projet d’alphabétisation fonctionnelle pour la lutte contre la pauvreté.
Le montant de ce prêt atteint les 7 millions 774 mille dinars islamiques soit l’équivalent de 3 milliards 350 millions payables en deux tranches la première sur 30 ans dont 10 ans de grâce et avec un service de la dette de 2,5 % l’an.
Ce projet vise à augmenter les opportunités d’accès à l’enseignement non conventionnel et aux prestations de financement pour relever les niveaux d’alphabétisation et améliorer les compétences et expertises nationales et de production.
Le projet couvre plusieurs volets visant à appuyer l’enseignement des enfants hors des écoles, le perfectionnement professionnel, l’alphabétisation fonctionnelle des femmes, les micro financements et l’appui à l’unité d’exécution du projet.
Les interventions des députés ont été axées sur l’exigence que représente pour les femmes le fait de tirer profit de ce projet ainsi que les enfants en déperdition scolaire qui n’ont pas pu accéder à l’enseignement.
Certains députés ont appelé à la nécessité d’oeuvrer pour que le projet puisse éradiquer les séquelles de l’esclavage.
Le ministre des affaires économiques et du développement, M. Sidi Ould Tah a indiqué que l’objectif recherché par le gouvernement à travers ce crédit est d’aider les analphabètes à acquérir des compétences et des expertises dans les domaines de la lecture et de la formation professionnelle et de les doter de microcrédits leur permettant d’intégrer la vie active que les analphabètes abécédaires et fonctionnels ne sont plus capables d’accéder.
Le ministre a insisté sur le fait que les composantes de ce projet vont contribuer à atténuer la pauvreté dont souffrent les bénéficiaires précisant que le projet cible les enfants de 6 à 12 ans qui n’ont pas eu l’opportunité de faire l’école ou se sont trouvés, pour une raison ou une autre, victimes de déperdition scolaire mais aussi les adolescents de 12 à 15 ans par le biais de leur formation dans des centres professionnels.
Les jeunes de 15 à 25 ans qui n’ont pu bénéficier de formation professionnelle adéquate ou les femmes de 25 à 45 ans qui sont en principe des mères de famille et qui ne disposent pas de temps suffisant à consacrer aux études.
Le ministre des affaires économiques et du développement a déclaré que le projet présentera aux personnes ciblées, en plus de la formation, des microcrédits qui vont les aider à monter de petits projets générateurs de revenus.

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