Les travaux d’un colloque organisé autour du thème
” dialogue pluri-acteurs sur les migrations” par la faculté des sciences humaines à l’université de Nouakchott, en collaboration avec ses partenaires dans le domaine de la recherche scientifique ont débuté mardi à Nouakchott.
Dans un mot prononcé pour la circonstance, M. Ahmed Ould Bahiya, ministre de l’enseignement secondaire et supérieur a insisté sur l’importance d’examiner le phénomène des migrations et de parvenir aux meilleures voies permettant de traiter ces migrations en vue de préserver la sécurité et la stabilité du pays, précisant que l’organisation de cette manifestation s’inscrit parfaitement dans le cadre de la mission de l’université en tant qu’institution se livrant à la production de la connaissance et à la recherche scientifique.
Il a ajouté que le gouvernement mauritanien, sur orientation du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz et sous la supervision du Premier ministre a pris toutes les mesures nécessaires pour codifier et organiser la migration qui est devenue un phénomène planétaire, et ce dans le but de lutter contre la migration clandestine et d’empêcher par tous les moyens que notre pays devienne un point de transit pour les migrations vers d’autres pays.
Le ministre a précisé que plusieurs points de passage pour faciliter l’entrée des citoyens des Etats amis et frères, dans le cadre des accords bilatéraux, ont été ouverts et que la Mauritanie travaille pour la mise en place d’un projet pour la sécurisation des pièces d’état civil.
Pour sa part, Dr Hamoudy Ould Hamady, doyen de la faculté des sciences humaines a indiqué que la tenue de ce colloque en ce début d’année universitaire s’inscrit dans le cadre d’un plan à travers lequel la faculté oeuvre pour accéder à la recherche scientifique après l’ouverture du master dans les sections de littérature arabe et de géographie.
Il a ajouté que cette rencontre constitue le début d’une série de seminaires et de sessions pour la recherche dans le but de parachever la structure institutionnelle de la recherche scientifique au sein de la faculté des sciences humaine. Elle vient aussi, a-t-il dit, pour matérialiser l’accord signé par le groupe de recherche et de réalisations pour le développement rural avec l’université de Nouakchott en 2009.
Le doyen a souligné que tous sont appelés à contribuer pour la conception d’une stratégie mondiale équitable et non discriminatoire présentant des solutions adéquates au phénomène de la migration, insistant sur la nécessité de prendre des initiatives efficaces dans le cadre des traités et accords internationaux en vue de renforcer la migration organisée et sûre, de faciliter la liberté du mouvement de la main d’oeuvre et de protéger les droits économiques, sociaux et culturels des migrants dans les pays où ils résident.
Quant à M. Doulo Fofana, porte parole du groupe de recherche et de réalisations pour le développement rural, il a affirmé que la rencontre offre, pour la première fois, aux différentes parties participantes, l’occasion de dialoguer sur les problèmes relatifs à la migration.
Il a ajouté qu’en s’associant à cette initiative, l’Université de Nouakchott a choisi de “se placer en première ligne de la production de la connaissance et de l’animation de la réflexion sur les problématiques migratoires le long des routes du Sud aussi bien intra qu’extra-africaines”.
Il a enfin indiqué que les associations co-organisatrices en s’impliquant activement dans cette action réaffirment leur conviction que sans une concertation et des temps forts d’échanges pluri acteurs, il est peu probable de parvenir à un dialogue politique équilibré sur les migrations non seulement entre pays du Sud mais aussi entre ceux-ci et leur partenaires du Nord.
L’ouverture du colloque s’est déroulée en présence du ministre de l’intérieur et de la décentralisation, du président de l’université de Nouakchott et des doyens des facultés de l’université de Nouakchott.